Les sites illégaux, une perte de quelque millions d’euros pour la France II

En outre, le spécialiste prévoit que les opérateurs légaux vont être durement pénalisés dans la mesure où les sites illégaux ne sont pas soumis aux règles du marché français, coûteuses à mettre en œuvre, avec une fiscalité élevée et des investissements publicitaires importants. En traduisant cela en chiffres, la France va perdre en 2011 environ 450 millions € du chiffre d’affaires du marché français liée aux sites illégaux et 34 millions € recettes fiscales.

Il faut noter que tous les pays du monde, sans aucune exception, sont victimes des attaques des sites illégaux. Donc, il faut être conscient que les mesures les plus restrictives ne sont parvenues aucunement à inverser la tendance. En Italie, par exemple, on est en train d’ajuster ses règles, tant sur le plan de la fiscalité que sur celui des types de jeux autorisés. Le marché italien est structuré de manière semblable à celui français et les mesures de blocage des sites ont été rapidement contournées par les opérateurs illégaux avec la participation active des joueurs.

Les autorités américaines ont été encore plus drastiques et ont bloqué les transactions financières via Mastercard et Visa, mais cette procédure n’aura pas beaucoup d’effets, puisque la majorité des joueurs utilisent depuis plusieurs années les porte-monnaies électroniques.

La où tous les types de jeux sont autorisés et la fiscalité est réduite, comme en Angleterre, le phénomène est moins développé. Au pôle opposé, l’Allemagne se confronte avec un nombre élevé de sites illégaux, qui sont fréquentés par 2 millions de joueurs. De plus, elle a été avertie par la Commission Européenne sur le blocage des transactions financières, qui contrevient au droit européen. En Espagne, même si les sites illégaux sont nombreux, seules des mesures administratives sont envisagées.

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